Nuit d'hiver

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Message  ruichan le Mar 7 Aoû - 0:54

Voici une nouvelle extraite de mon recueil Geiko Monogatari ~ Histoires de Geishas.

Nuit d'hiver

L'hiver était arrivé sur Kyôto de manière prématurée et soudaine. Après un automne plutôt doux, le froid s'était imposé en une nuit, rapidement suivi de son cortège de givre puis de neige.
Ç'avait été si abrupt que bien des maisons ne s'était pas pourvu d'assez de matériau de chauffage. Certaines n'avaient même pas encore été livrées et la neige ne rendait pas l'opération aisée. C'était le cas par exemple de la petite okiya où ne vivaient que quatre femmes : Okaasan qui dirigeait les lieux, une geisha, une maiko et une shikomikko. La maison n'était pas bien riche et Okaasan, profitant de la douceur automnale, avait reporté l'achat de bois de chauffage ; comme beaucoup d'autres, ce refroidissement inattendu l'avait surprise. Afin d'affronter la morsure du froid nocturne, elle avait décrété que les chambres seraient partagées en attendant une amélioration : dès ce soir, elle dormirait avec la petite shikomikko (ce qui lui permettait de la garder à l'œil) tandis que ses deux "filles" partageraient une autre chambre.

La soirée avait été calme et elles étaient rentrées transies peu après minuit. Il leur avait ensuite fallu se défaire de leurs kimono chargés de froid et de neige et ôter le fard qui leur masquait le visage pour enfin profiter d'un bain chaud et salvateur (le peu de bois qui leur restait était réservé au bain et à la cuisine). Elles s'étaient lavées très vite, ne s'éternisant que le temps nécessaire à côté du bac fumant qui les attendait, prenant à peine le temps de se frotter le dos comme elles en avaient pris l'habitude, pour se plonger avec délice dans l'eau et s'y délasser un peu avant de faire de nouveau face à l'air glacé vêtues de leur simple yukata d'intérieur.

De retour dans la chambre, elles s'étaient empressées de gagner les futons préparés par la petite servante peu avant. Ils étaient froids mais elles avaient conservé assez de la chaleur du bain pour s'en accommoder. O-Tsuru, la "grande sœur", était une geisha à part entière et elle avait déjà partagé sa couche, mais l'expérience était nouvelle pour Tsubame, sa "petite sœur". Elle n'osait trop s'approcher de son aînée, craignant de l'importuner, et restait de son côté.

"Mais approche donc, Tsubame, nous aurons bien moins froid !", l'intima O-Tsuru.
La geisha l'attira à elle avec douceur et la prit dans ses bras avec tendresse. Elle sentait que Tsubame était tendue, mal à l'aise.
"Détends-toi voyons, petite sœur."

Tsubame ne savait pas trop comment s'installer sans gêner sa "grande sœur". Elle avait toujours dormi seule et cette compagnie la troublait : comment ne pas déranger l'autre dans son sommeil avec une telle proximité ? Mais la chaleur du corps d'O-Tsuru la gagna et se propagea en elle telle une onde estivale. Son propre corps abandonné fit le reste naturellement et bientôt les deux jeunes femmes étaient confortablement enlacées. Tsubame pouvait sentir la peau légèrement parfumée d'O-Tsuru. Cette odeur mêlant savon et les effluves propres au corps d'O-Tsuru lui était assez familière après des années à prendre leur bain ensemble. Mais jamais auparavant elle n'avait respiré sa sœur de si près et elle se rendait désormais compte que la légère transpiration qui perlait suite au bain était suave, presque sucrée.
"Tu sens drôlement bon, Oneesama !"
O-Tsuru se contenta de sourire devant cette marque de candeur, trace d'enfance chez l'adolescente blottie contre elle. Instinctivement, celle-ci s'approcha plus encore, en quête de la chaleur et du parfum délicat de son aînée.

"Voilà, c'est mieux, dit O-Tsuru. Il va falloir que tu t'habitues à partager ton lit, avec ton mizu-age qui aura lieu bientôt..."
Le mizu-age. La cérémonie qui ferait de la maiko une geisha. Elle passerait la nuit avec un homme ayant les moyens de se séparer d'une somme conséquente en échange de sa virginité. Comme tant d'autres, c'était un moment qu'elle appréhendait un peu mais elle était aussi impatiente de le voir arriver. Si elle n'était pas sans savoir en quoi consistait exactement le mizu-age, la réalité de l'acte avait quelque chose de mystérieux et d'inquiétant.

"Ne, Oneesama...
— Hum..., O-Tsuru se laissait déjà bercer par la chaleur de leur étreinte.
— C'est comment les rencontres sur l'oreiller ?
La question l'arracha à ses rêveries naissantes et elle réfléchit un instant à sa réponse.
— Tout dépend de qui tu y rencontres..., finit-elle par déclarer.
Tsubame avait levé les yeux vers ceux de sa "grande sœur". Celle-ci croisa alors son regard et elle y lit une curiosité teintée d'une légère détresse qui ne lui était que trop familière. Elle-même n'avait jamais eu l'occasion d'avoir cette conversation avec sa propre "grande sœur" (qui avait quitté l'okiya pour vivre avec son danna) mais elle comprenait très bien comme Tsubame attendait sa réponse. Son regard se détacha alors du visage de sa protégée pour se fixer sur un rayon de lune qui filtrait par un trou minuscule dans le papier des fusuma.
— Ça peut être très agréable... Surtout si c'est un homme que tu aimes bien. Bien sûr on aime mieux les hommes jeunes en général, mais tu verras que les hommes d'expérience sont aussi plein d'égard le plus souvent.
Le fond de sa pensée était qu'ils avaient aussi moins d'ardeur, moins de fougue, mais elle avait précautionneusement choisi ses mots afin de rassurer la jeune fille qui, comme bien des geisha avant elle, devrait sans doute offrir sa virginité à un vieil homme influent. De toute manière, Tsubame aurait bien le temps de s'épanouir et de découvrir les plaisirs les plus variés qui lui feraient considérer les "égards" de ces messieurs comme bien ennuyeux...

Tsubame médita ces paroles un instant et O-Tsuru se laissa de nouveau envahir par la tiédeur de leur promiscuité. Le sujet de la conversation rappela à son esprit des images d'un amant particulièrement tendre... Mais la question que Tsubame posa ensuite retint à nouveau son attention.
— Mais... Ça se passe comment exactement ? Je veux dire... On doit faire des gestes précis ? Et... ils nous font quoi vraiment ?
Cette fois encore, O-Tsuru prit le temps de réfléchir avant de répondre :
— Comme tu le sais sûrement, les hommes ne sont pas faits comme nous…
— Oui… Tsubame hésitait. Entre leurs jambes…
Ayant grandi dans la ville des fleurs, Tsubame n’était pas tout à fait ingénue et sa curiosité lui avait permis, en compagnie d’autres jeunes filles de son âge, d’en apprendre un peu plus sur l’anatomie masculine, par exemple en jetant un œil par les trous des fusuma lorsqu’elle était encore shikkomiko et qu’Okaasan avait reçu son amant. C’étaient des questions d’ordre plus mécanique qui la tracassaient ; elle avait entraperçu des ébats à travers le papier des fusuma mais tout cela restait très flou. En bonne maiko, elle avait appris à maîtriser plusieurs arts, mais ce savoir-faire restait réservé aux conversations de boudoir. Pourtant elle croisait parfois des oirans à l’allure fière et qui lançaient des œillades à vous bouleverser l’âme en un instant. Mais les oirans, si raffinées et réputées fussent-elles, restaient des prostituées et leur « art » était vu d’un œil souvent bien méprisant des geishas qui elles ne vendaient pas leur corps. Pourtant, il leur fallait offrir leur virginité à des hommes pour qui elles n’avaient pas d’amour pour passer du rang de maiko à celui de geisha confirmée. Tsubame se posaient beaucoup de questions à ce propos, et à l’approche de son propre rite de passage, une certaine angoisse l’étreignait parfois, bien que nulle maiko n’eût imaginé remettre en cause cette initiation séculaire.

O-Tsuru reprit la parole, comprenant les attentes de Tsubame, et elle choisit d’être explicite :
— Eh bien… quand un homme apprécie une femme et qu’ils se rencontrent sur l’oreiller, leur membre durcit et s’allonge. Il peut se passer bien des choses entre un homme et une femme, mais quand on parle de "le faire", c’est que l’homme entre son membre ici.
Elle effleura l’entrejambe de Tsubame qui frémit de surprise. Mais cette réponse lui semblait bien brève par rapport à tous les transports que cette activité semblait entraîner.
— C’est tout ?
Ce qu’elle avait pu épier lui avait semblé bien plus complexe, comme une danse variable et dont elle ne saisissait pas le rythme… Pourtant la danse était son point fort parmi les arts. O-Tsuru arqua un sourcil et sourit subrepticement.
— Tu es bien curieuse, petite sœur…
— Mais, Oneesama, c’est que…, murmura Tsubame sans parvenir à formuler sa pensée.

O-Tsuru s’en était tenu à une explication basique et raisonnable, mais bien sûr de nombreuses images plus sensuelles s’étaient imposées à son esprit au cours de la conversation. Dans ce futon devenu un îlot de chaleur au cœur d’un monde gelé et muet, elles partageaient une nouvelle intimité, plus profonde que celle du bain, où pourtant elles s’étaient dénudées ensemble tant de fois, se touchant même l’une l’autre pour se laver le dos ou par taquinerie, notamment pour comparer la taille de leurs poitrines. Dans cette nouvelle ambiance d’alcôve, O-Tsuru se sentait bien et elle ne vit plus d’inconvénient à être plus claire. Après tout, si Tsubame savait les délices que pouvaient apporter les ébats amoureux, elle serait plus détendue pour son mizu-age. Son devoir de grande sœur incluait aussi ce genre d’explications ; si Tsubame gardait ses doutes, elles risquait de chercher des réponses plus concrètes ailleurs en s’amourachant du jeune fleuriste qui tentait déjà depuis un moment de lui faire savoir son admiration. Cela ne pouvait arriver ! L’homme choisi pour le mizu-age était un médecin réputé, qui jamais ne se laisserait berner par le simulacre des poches de sang ; il le verrait bien si Tsubame n’était plus vierge ! La nouvelle se répandrait dans tout le quartier et Tsubame ne pourrait plus être qu’une geisha d’oreiller, qui ne garde de geisha que le nom mais se livre à la prostitution. Certaines grandes okiya s’en accommodaient fort bien, ayant par ailleurs de grandes geisha réputées dans toute la ville, mais l’okiya d’Okaasan ne pourrait supporter l’opprobre, et Tsubame devrait peut-être même être vendue à un bordel… Pas question !
Mais par où commencer ? Comment faire comprendre avec des mots l’extase qu’il est possible de ressentir dans les bras d’un homme qu’on apprécie (pas question d’amour, bien trop dangereux à l’âge de Tsubame) ? Elle ne savait par où commencer, alors elle invoqua de tendres souvenirs pour tenter de les faire vivre à sa petite sœur d’adoption.

— Ca dépend en fait… Il peut te prendre doucement dans ses bras – elle caressait tendrement les cheveux de Tsubame – ou t’attirer vers lui avec fougue.
Sans vraiment s’en rendre compte, elle joint le geste à la parole, enlaçant soudain Tsubame avec passion.
— Le plus souvent, ils commencent par t’embrasser : les lèvres, le cou, les épaules, l’intérieur du coude, la poitrine…
Comme elle parlait, son index suivait sur une Tsubame ensorcelée le chemin qu’elle traçait de ses mots. La jeune maiko reste immobile et muette, craignant de rompre le charme et d’interrompre les confidences d’O-Tsuru. En plus, la manière nouvelle et agréable qu’avait Oneesama de la toucher avait fait naître en elle une langueur inconnue. Elle ne put toutefois rester de marbre quand O-Tsuru précisa :
— Souvent ses baisers se font plus humides et sa langue vient trouver la tienne ou explorer ton corps…
Le sursaut de Tsubame était infime mais du fait de leur promiscuité, O-Tsuru ne pouvait manquer de le percevoir. Elle rit doucement.
— C’est un peu surprenant au début, mais pas du tout désagréable. Tiens, approche encore !
Tsubame approcha ses lèvres de celle d’O-Tsuru, trop alanguie pour envisager même de se dérober à cette invitation incongrue. Leurs lèvres s’effleurèrent d’abord avec la douceur un peu maladroite des premières fois, puis s’unirent en de tendres baisers, chastes d’abord, mais qui se firent bientôt plus avides.

Guidée tant par son intuition que par son expérience, O-Tsuru attendait le moment opportun pour glisser doucement sa langue entre les lèvres de son apprentie. Déjà leur étreinte s’était resserrée, leurs cuisses se rencontraient tandis que leurs pieds s’entremêlaient en d’ardentes caresses. Leurs mains, plus sages, se contentaient de caresser le dos de l’autre à travers le tissu des yukata.
Lorsque la bouche de Tsubame s’entrouvrit dans un soupir, O-Tsuru lui lécha l’intérieur de la lèvre supérieure du bout de la langue ; puis elle glissa entre ses dents, allant quérir la langue amie de sa compagne qu’elle se mit à titiller délicatement. Tsubame savourait ce baiser et le rendait sans vraiment en avoir conscience. Elles commençaient à s’enivrer de leurs goûts respectifs ; leurs caresses se faisaient plus osées. Tsubame laissa sa main glisser le long des reins d’O-Tsuru, remonter sur la fesse pour ensuite glisser vers la cuisse et trouver la peau sous le tissu qui s’était déjà retroussé jusqu’aux genoux. Plus affirmée dans ses désirs, O-Tsuru défit la ceinture de Tsubame, écarta les pans du yukata et alla chercher la chair délicate et enflammée des seins juvéniles. Elle les palpa, les caressa, appréciant leur fermeté, le durcissement des tétons alors que son doigt décrivait un cercle autour d’une aréole… Elle détacha ses lèvres de celles de Tsubame pour plonger dans cette divine poitrine, léchant et mordillant tour à tour les tétons devenus moites et chatouilleux. Alors que sa langue s’entourait autour de l’un d’eux, Tsubame susurra de plaisir :
— Aaaa… Oneesamaaaa…

Tout en attisant ses sens, cette exclamation lui remémora sa mission première dans cet ébat : instruire sa cadette en vue du mizu-age.
Tout en dénouant sa propre ceinture pour unir enfin leurs corps nus et laisser leurs mains explorer les pans les plus intimes de leur anatomie, elle rapprocha ses lèvres de l’oreille de Tsubame pour lui murmurer des explications tantôt pragmatiques, tantôt coquines, ce qui eut pour effet d’augmenter leurs ardeurs.
— A un moment, il se mettra sans doute au-dessus de toi, comme ceci.
Jusqu’alors, elles étaient restées étendues sur le flanc, face à face. O-Tsuru fit basculer Tsubame sur le dos, lui écartant doucement les jambes pour s’y installer, amenant son pubis au contact du sien.
— C’est là qu’il fera entrer son membre en toi.
Pour ne point risquer la virginité "médicale" de Tsubame, elle ne glissa que son index élancé dans le con humide et brûlant de celle-ci, mais cette sensation inconnue dans un endroit jamais exploré de son corps fit gémir la maiko. Quelques allers retours savamment dosés la firent se cambrer, haletante.
— Un peu comme ça, il ira et viendra en toi pendant un certain temps.

Continuant d’illustrer ses indications orales, elle imita le déhanchement viril qu’elle avait connu, accentuant un peu plus la pénétration de son doigt dans le corps de sa protégée pendant quelques secondes, puis elle cessa. Si cette pénétration minime avait peu de chance d’entamer l’hymen de Tsubame, voilà bien un risque qu’elles ne pouvaient courir. Et si lucide fut-elle, O-Tsuru sentait bien qu’elle commençait à basculer dans cet état second où elle s’abandonnerait au plaisir sans plus se soucier du reste. Elle se contenta donc désormais de titiller le clitoris de Tsubame, portant parfois le doigt à sa bouche pour se délecter de son nectar et avec la salive réveiller d’autres sensations clitoridiennes. Elle continuait de ponctuer ses gestes d’explications à l’oreille de Tsubame, qu’elle soufflait tout en mordillant le lobe charnu.
Consciente que cet éveil au désir pourrait attiser plus encore la curiosité de Tsubame, elle en profita pour lui prodiguer quelques conseils sur les plaisirs solitaires auxquels elle pourrait s’essayer quand la question du chauffage les renverrait chacune à sa chambre personnelle.
Tsubame était désormais dans un ravissement dont elle n’avait jamais soupçonné l’existence. Experte, sa grande sœur geisha l’avait par ses caresses amenée à l’état d’extase. A l’instar de son aînée, elle était parvenue à faire preuve d’un certain professionnalisme en prenant bien soin d’écouter et de mémoriser cette leçon inhabituelle. Mais un engourdissement des plus agréables la gagnait désormais et son esprit voulait plonger tout entier dans les actes charnels auxquels elles se livraient.
De même, O-Tsuru, estimant sans doute qu’elle avait dit l’essentiel cessa de parler technique pure et s’enquit de ce que ressentait Tsubame. Elle guida la main de cette dernière vers son entrejambe…
— Oneesama, tu es toute mouillée !...
— C’est parce que c’est agréable lui souffla-t-elle. Dans l’esprit de Tsubame, le terme mizu-age prit alors un nouveau sens, bien plus littéral.

Elève appliquée ou intuition sensuelle ? Tsubame glissa l’index et le majeur dans le sexe d’O-Tsuru. Tout en continuant à la couvrir de baisers, celle-ci s’arc-bouta et se mit à onduler au bout de sa main. Sans qu’aucune d’elles n’en ait eu conscience, elles avaient basculé dans l’autre sens, Tsubame chevauchant O-Tsuru et l’honorant de ses deux doigts enhardis auxquels elle imprimait un mouvement de va-et-vient, imitant à son tour le déhanché frénétique qu’elle avait pu apercevoir mais jamais comprendre jusqu’alors. Yukatas et couvertures ne les couvraient plus guère mais elles ne percevaient plus le froid ambiant.

Leurs corps se mélangeaient, se bousculaient, se retournaient. O-Tsuru plaqua Tsubame au sol, lui embrassa le ventre, glissant sa langue dans la fente du nombril tandis que ses mains massaient les seins raffermis par le désir et la température qu’elles ne ressentaient plus. Puis sa bouche continua son exploration, trouva les lèvres inférieures. Leur effluve expectatif la grisa plus encore et elle voulut savourer l’intimité la plus profonde de Tsubame. D’abord tactile, puis olfactive, l’exploration s’était donc faite gustative. Elle avait grignoté la poitrine de Tsubame, bu ses baisers, sucé son oreille, lécher son ventre ; elle se mit à laper son foutre – timidement d’abord – puis elle voulut la dévorer tout entière. Elle plongea son visage dans l’entrejambe de sa compagne, fourrant sa langue dans la moite caverne, cherchant à goûter tous les plaisirs qu’elle pouvait offrir tant qu’ils étaient inédits. Elle tenait désormais Tsubame par les hanches, tentant de s’enfoncer au plus profond de ses chairs privées, l’entraînant par la même vers de nouveaux ravissements. Tsubame avait une main sur la bouche pour ne point gémir trop fort et trahir leur nouveau secret. L’autre main s’agrippait au futon. Quand elle n’y tint plus, elle étouffa un cri en se mordant le doigt. O-Tsuru émergea, rassasiée elle aussi.
Elle remonta au niveau de sa cadette, l’embrassa doucement avant de la reprendre dans ses bras avec tendresse. Elles ramenèrent les couvertures éparses à elles et s’endormirent toutes deux en arborant un sourire de contentement, avec la certitude qu’elles sauraient désormais donner un goût de printemps aux plus froides nuits d’hiver…
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Message  oba-chan le Dim 2 Déc - 7:10

....
O.O
...

Si tu veux un lemon yuri de cette qualité dans TL... bien, il faudra que tu l'écrive toi même je pense.... ^^"
chapeau rien à redire <3
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Message  ruichan le Lun 3 Déc - 0:56

O_o merci Embarassed

Bah ma foi si ce que je fais plaît, je ne suis pas opposée à proposer mes textes mais je ne sais pas si vous êtes en recherche. Razz (Suis venue au fanzinat récemment, je ne sais pas comment ça se passe Razz )
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Message  oba-chan le Lun 3 Déc - 3:33

tous les volontaires sont les bienvenue ^^
(même si Aya vit ça comme une persécution...)
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Message  ruichan le Lun 3 Déc - 14:14

Aha alors je suis volontaire, j'ai déjà écrit plusieurs nouvelles et même un texte plus long dans le genre yuri, et aussi des poèmes. Je n'ai pas tout posté ici car je ne voulais pas inonder le forum... Razz

Et j'aime aussi écrire sur un thème donné, donc si vous avez des thématiques en tête, je pourrai toujours m'y essayer. ^^

En tout cas je serais ravie d'apporter ma petite pierre à TL. \(^o^)/
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Message  Aya le Sam 8 Déc - 1:46

(Comment ça je vis ça comme une persécution? ôO)

Bravo pour le texte, je confirme qu'il n'y a rien à y redire. Contexte, douceur, candeur, moiteur... Tu as réussi à faire un yuri mignon et plein de douceur sans pour autant limiter l'aspect charnel. Chapeau!

Et si tu aimes écrire sur un thème donné... Huhuhu... Il est fort probable que l'on t'adopte! I love you

_________________
Mais quel naze ce TLien! Y'a rien du tout : regarde j'avance et... AAAAAaaaaaah...
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